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Financements des startups E-tourisme, transports et mobilité : Upside, FLYR, UrWork, Deekit

Temps de lecture : 6 minutes

Travel Hub Magazine publie un article hebdomadaire sur les nouveaux financements vers des startups dans les secteurs du E-tourisme, de la mobilité et des transports.

Nouvelle semaine, nouvelles annonces! Depuis notre résumé du 16 janvier, c’est 9 startups qui ont reçu de nouveaux financements.

Au programme : Navettes autonomes, parc d’attractions cyberpunk pour les makers en herbe, valise connectée et diverses plateformes de booking font partie de ce résumé.

Upside, plateforme de réservation pour les PME

Derrière la startup Upside on retrouve Jay Walker, une figure connue dans la sphère de l’E-tourisme puisqu’il est l’un des fondateurs de Priceline (un des géants du tourisme en ligne, le groupe est aussi propriétaire de Booking.com, Kayak ou encore Agoda).

Le principe est simple : proposer des économies aux voyageurs pros en groupant billets d’avion et chambres d’hôtel. La startup est basée à Washington DC et réalise une levée de fonds de 50 millions de dollars, lui donnant une valorisation financière de 200 millions. Une somme très importante et rare pour une entité aussi jeune. Upside revendique des accords avec 1200 hôtels, sans plus de précisions sur les marques partenaires.

Deekit, un outil de collaboration pour les télé-travailleurs

Cette startup basée à Tallin en Estonie réalise sa seconde levée de fonds, dite d’amorçage (seed funding), d’un montant de 400000 dollars, majoritairement auprès d’investisseurs estoniens.

L’outil que développe Deekit s’adresse aux travailleurs remote et autres nomades du digital. L’idée est de permettre une meilleure collaboration pour ceux qui évoluent au sein d’une équipe décentralisée ou travaillent avec des clients ou collaborateurs à distance.

Les 4 fondateurs sont d’anciens de Skype, le plus important succès Estonien en terme de startups suite à son rachat par Microsoft en mai 2011 (après un premier rachat par eBay en 2005).

Deekit whiteboard pour digitale nomades

Moon Express, direction la Lune

L’objet de Moon Express s’écarte un peu des thématiques habituellement abordées dans ce sommaire, néanmoins il s’inscrit dans une tendance qui ne cesse de se confirmer : l’exploration spatiale financée par des fonds privés (le plus souvent partiellement).

Le projet Moon Express, démarré en 2010 par deux chercheurs, a d’abord fait parler de lui en étant sélectionné par la NASA dans le cadre du concours innovative Lunar Demonstrations Data. Elle s’est ensuite fait remarquer durant le Google Lunar XPrize, lui valant finalement d’être intégrée au programme CATALYST de l’agence spatiale américaine. Ce programme vise à relancer l’innovation dans le secteur et créer des ponts entre les sociétés privées et l’agence fédérale.

Comme Space X et Blue Origin, Moon Express concentre actuellement ses efforts sur la réduction des couts du transport de cargo. Le moyen de décrocher des contrats avec les diverses agences spatiales et éventuellement arriver à équilibre financier. La suite des opérations est tournée vers l’exploitation minière de la Lune et d’astéroïdes environnants.

Le financement reçu cette fois s’élève à 20 millions de dollars, dans le cadre d’une levée de Series B, et porte le total du financement de Moon Express à 53 millions. Les partenaires actuels de Moon Express incluent Autodesk, un éditeur de logiciels 3D & CAD, ainsi que la NASA.

Moon Express, Retour sur la Lune

Urwork, importante levée pour un réseau de coworking basé en Chine

Importante levée de fonds pour ce réseau d’espaces de coworking chinois. Ce tour de financement apporte 400 millions de renminbis (Yuan chinois), soit environ 58,25 millions de dollars, à la société UrWork.

Semblable à la marque WeWork, tant dans le nom que l’objet, UrWork se focalise pour l’instant sur le marché Chinois. C’est un succès jusqu’ici, le service disposant d’une quarantaine d’espaces au sein d’une dizaine de villes du pays. Pékin, Shanghaï, Qingdao, Xian, Shenzhen, Tianjin et Xiamen figurent sur la liste. Difficile d’être plus précis, la plateforme listant des informations contradictoires. UrWork revendique 17000 postes de travail dans ses différents espaces. Ce déploiement éclair s’explique par les soutiens financiers de la startup, tous ou presque issus du monde des promoteurs immobiliers.

Le dirigeant d’Urwork, Mao Daqing, explique sa vision dans une interview avec un professeur de la Business School chinoise Cheung Kong. On y apprend plus sur l’intérêt qu’il porte au concept de coworking, ce qui diffère en Chine ou encore comment il se positionne face à ses concurrents internationaux, dont WeWork et Regus.

C’est la que le modèle diffère un peu de celui de WeWork. Ce dernier à l’habitude de négocier des baux de longue durée pour ses espaces et d’investir ensuite dans leur réaménagement. UrWork bénéficie d’un avantage de taille, allié d’un groupe de promoteurs la startup ouvre ses coworking dans des bâtiments sous-utilisés.

UrWork coworking Shenzhen

Easymile, constructeur de navettes autonomes, reçoit un investissement d’Alstom

Le groupe d’industrie Alstom annonce un investissement de 14 millions d’euros dans la startup française Easymile, elle même le fruit d’une coentreprise entre le groupe Ligier (un constructeur automobile) et une société de robotique, Robosoft.

Dans une interview au Journal du Net Bruno Marguet, le vice-président en charge de la stratégie et de la transformation digitale d’Alstom, explique que cet investissement s’inscrit suite à celui dans Nomad Digital et vise à étendre le groupe vers des activités au-delà du pur transport ferroviaire.

Easymile travaille sur des navettes autonomes, son modèle phare est l’EZ10. Celle-ci suit un parcours prédéfini et effectue des trajets courts. Sa capacité (12 personnes) et son autonomie (14 heures sur une seule charge) en font un outil intéressant pour les aéroports, parcs d’attractions ou encore les campus universitaires.

Ce qui a intéressé Alstom c’est aussi l’efficacité d’Easymile. Bien que rarement en une de la presse, cette société teste ses véhicules partout dans le monde : à Dubai, Singapour, Sophia Antipolis et Lausanne par exemple. La dernière expérimentation, annoncée le 23 janvier, a lieu à Paris ; où la navette EZ10 relie les gares d’Austerlitz et de Lyon.

FLYR, prédire le meilleur prix pour un billet d’avion

Cette startup basé à San Francisco et Paris développe un outil de prédiction des prix pour ceux qui achètent des billets d’avion sur le web. L’outil repose sur l’analyse de données historiques, provenant de sources publiques et propriétaires, portant sur la vente de billets d’avion. À partir de ces données, FLYR affine un modèle statistique dont le but est de prédire le prix d’un ticket.

Fort de cette expertise, FLYR a convaincu plusieurs partenaires et investisseurs importants dans l’E-tourisme : JetBlue (une compagnie aérienne américaine), Amadeus et TripAdvisor.

Son principal concurrent est Hopper, une autre application de prédiction des prix dans l’aérien, plutôt tournée vers les consommateurs. FLYR se démarque avec l’intention de développer un produit servant les professionnels et notamment les compagnies aériennes. D’un montant de 8 millions de dollars (Series A), ce nouveau tour financement doit permettre à la startup d’étendre son offre de services. Dans un premier temps en proposant un outil dédié aux voyageurs business.

Two Bit Circus, le parc d’attractions version 2017

Le concept Two Bit Circus est un mélange de Maker Faire, parc d’attractions et foire des sciences, le tout rassemblé autour d’un thème Cyberpunk.

Peu commun, mais vraiment réussi ce projet vise avant tout à faire découvrir les STEM (l’acronyme anglais de science, technology, engineering, and mathematics) de manière ludique et concrète. Concept auquel Two Bit Circus ajoute les Arts pour son STEAM Carnival. Labyrinthe truffé de lasers, roues crantées en tout genre et robots équipés de capteurs sont quelques-unes des attractions à retrouver dans ce carnaval itinérant.

C’est la seconde levée de fonds pour l’entreprise, la première datant d’octobre 2015. Cette fois-ci c’est 15 millions de dollars qui sont apportés par une poignée d’investisseurs, dont Intel Capital et The Foundry Group. Ces fonds visent à ouvrir un premier parc dans la région de Los Angeles, d’où est originaire la société. Un changement dans leur modèle, jusque-là centré autour de l’itinérance, les attractions s’installant en marge de conférences ou foires ouvertes au public.

Stay Alfred, le même confort qu’à l’hôtel

StayAlfred est une marketplace proposant des appartements de vacances à la location dans une douzaine de villes américaines. Ces logements sont tous équipés à la manière d’hôtels et situés dans les meilleurs quartiers.

Stay Alfred homepage

Le service vise une clientèle d’affaires ainsi que les familles souhaitant plus d’espace que dans une chambre d’hôtel traditionnelle. Stay Alfred se démarque aussi par son service client, présenté comme équivalent à celui d’un hôtel. Avec pour l’heure un peu plus de 350 propriétés en gestion, Stay Alfred a réalisé 25 millions de dollars de revenus durant l’année 2016.

La startup vient de recevoir 15 millions de dollars de la part d’investisseurs de Seattle, comme indiqué par ce document déposé à la SEC et repéré par Skift.

Bluesmart, la valise connectée

Les fabricants de la valise connectée Bluesmart viennent de levée un Series A d’un montant de 6 millions de dollars. Les fonds proviennent d’investisseurs brésiliens, chiliens et chinois, entre autres. C’est le reflet des différents ancrages de la startup dotée de pas moins de 5 bureaux, à Buenos Aires, SF, New York, Shenzhen et Hong Kong.

La particularité de cette valise? Disposer d’un capteur en permettant le tracking, notamment pour retrouver l’objet en cas de perte ou vol.

Valises connectées Bluesmart

La startup Bluesmart travaille sur son produit depuis l’année 2013. Elle a réalisé une campagne de crowdfunding sur Indiegogo début 2014, la campagne est un vrai succès, permettant de valider la demande pour ce genre de bagage. Ce qui suit est assez commun dans le crowdfunding, le produit est livré en retard pour de nombreux soutiens.

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